Français dans les entreprises : fini le tataouinage !

Claudette Carbonneau

Allocution de Claudette Carbonneau lors de la manifestation du 13 novembre devant le siège social d’Air Canada

Dans quelques mois la Loi 101 aura 45 ans. Son statut témoigne de l’importance qu’elle a dans notre histoire, mais surtout de la place qu’elle doit continuer à occuper pour garantir la pérennité du français au Québec, comme en Amérique.

Cette loi affirme notre ambition de « faire du français la langue normale et habituelle du travail, de l’enseignement, des communications, du commerce et des affaires. » C’est pour cela qu’on est ici aujourd’hui. C’est surtout, parce que ces revendications parfaitement légitimes sont régulièrement bafouées par Air Canada.

Un changement de cap s’impose. On ne doit pas se contenter de vagues promesses et d’une autre opération de relation publique, cherchant à éteindre le feu, en pelletant une fois de plus par en avant.

Pour nous c’est clair: fini les appels hypocrites à la patience, fini le mirage entretenu par la loi canadienne sur les langues officielles, fini le tataouinage ! L’heure est au respect, point à la ligne !

Air Canada sert et emploie des centaines de milliers de québécois, mais elle brille chaque année au tableau des cancres chroniques quant à la langue de travail et quant au droit d’être servi en français.

Air Canada a son siège social à Montréal et veux être reconnue par la communauté québécoise des affaires. Cependant, elle n’a pas le courage d’exiger que son premier dirigeant ait une connaissance fonctionnelle du français.

Le CA d’Air Canada doit mettre ses culottes et prendre ses responsabilités. C’est lui qui choisit son premier dirigeant et qui établit les critères de sélection. C’est lui qui définit les orientations stratégiques de l’entreprise.

Parce que l’exemple vient de haut et parce que le français est la langue officielle du Québec et non pas une langue d’usage parmi d’autres, le CA doit maintenant exiger de son PDG une connaissance à tout le moins fonctionnelle du français. S’il refuse de le faire maintenant, comment croire qu’il se tiendra debout la prochaine fois ?

Pour que le français demeure une langue vivante en terre d’Amérique, il faut que le Québec soit sa seule patrie et son seul pays.

Vivement l’indépendance !

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